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Travail

  • Travailler plus ?
  • Ou va le fruit de notre travail ?

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avr 19

travailler plus...

" Travailler plus pour gagner plus "

Cette mesure-phare annoncée et mise en place depuis quelques mois déjà par notre président peut être soumise à plusieurs critiques qui atteignent profondément l'efficacité de ce nouveau mot d'ordre simpliste qui semble avoir conquis les foules. Nous allons donc nous attarder sur quelques critiques qui peuvent être faites.

Tout d'abord expliquons en quoi consiste cette mesure :

Elle vise à augmenter le pouvoir d'achat qui sous le coup de la stagnation des salaires et de l'inflation n'a cessé de chuter depuis une dizaine d'année. Par quelle procédé ? En exonérant de charges les heures supplémentaires travaillées, ce qui sur le papier permettrait de booster le pouvoir d'achat. En d'autre terme la baisse des charges patronal ( c'est a dire des cotisation sociale des patrons ) serait supposer entrainer une baisse des coût de prodution et par conséquent une baisse des prix qui endiguerais la hausse du pouvoir d'achat.

Dans un second temps nous allons nous demander à qui s'adresse cette mesure :

M. Sarkozy n'a eu de cesse de le répéter durant sa campagne : cette mesure est destinée aux travailleurs (à la France qui se lève tôt !), mais surtout aux personnes les plus pauvres, car après tout, comme l’a répété notre président, il n'est pas normal qu'une personne qui travaille dur toute la semaine soit payée au SMIC, voilà un point sur lequel nombre de personnes seront forcées d’être d'accord : c’est ce que l’on appelle faire du populisme.

Remarquons que plusieur critiques peuvent être émisent !

Il se pose la question de la volonté générale. Effectivement personne n'est en droit d'affirmer que tout le monde souhaite passer la majorité de sa vie au travail ni le contraire d'ailleurs. - Pensons au 35 h, qui - que certains veulent ou non l'admettre - a été le fruit d'une réelle volonté général, sans quoi cette réduction du temps de travail n'aurait jamais pu être appliquée. Certain ne comprennent pas les enjeux de la réduction du temps de travail et voit ce progrès sociale comme un pas de plus vers une décadente feignantise qui ménera le pays à sa propre perte, nous allons donc expliquer quelles sont les enjeux: - Le premier étant l'accès au loisir pour tous ( certes a condition d'une hausse des salaires conséquente) Or si on travail plus pour sois-disant gagner plus on a encor moin de temps pour les loisir. - La seconde étant d'éradiquer le chômage, si tout le monde vois son temps de travail diminuer il y'aura du travail pour plus de monde. Je m'explique: il faut 300 h pour construire un objet , 8 employer travail 37h30 (8x37,5=300) par semaine pour le fabriquer, hors en baissant le temps de travail (sans baisse de salaire) par semaine on obtient ceci: 10 personne travail 30h par semaine (10x30=300). Deux personnes sont donc sortie du chômage.

-La France avec le taux de fécondité le plus haut d'Europe occidentale (2 enfants par femme en moyenne) fait figure de modèle dans ce domaine. Seulement, il faut s'en occuper de ces enfants, il faut aller les chercher à l'école, leur faire à manger le matin et le soir, avoir du temps libre pour s’occuper d’eux... « Quel rapport ? » me diront certains.

Prenons un exemple au hasard : Une mère a deux enfants, elle doit donc s'en occuper mais ayant un salaire peu élevé souhaite "mettre du beurre dans les épinards", cette volonté est d'autant plus forte que les femmes sont payées en moyenne 23% de moins que les hommes. Elle décide de faire des heurs sup., mais à cause des ces heures elle n'a plus le temps de rentrer à la maison le midi et de faire à manger et d'aller chercher ses enfants, de les faire manger et de les ramener à l'école pour enfin repartir au travail; le mercredi après-midi elle ne peut pas s'en occuper également etc ... Elle prend donc une nounou qui lui coûte 10-15 euros de l'heure soit autant voir plus que ce qu'elle gagne elle-même en une heure de travail, le bilan est le suivant : Plus de travail, autant voire moins de salaire à la fin du mois et cette mère de famille aura passé moins de temps avec ces enfants.

Cet exemple banal n'est pas isolé et peut se retrouver copié suivant d'autre schémas, comme celui de la dépendance des personnes âgée, certes nous vivons de plus en plus vieux mais pas tous de mieux en mieux à cause des inégalités de revenue qui génèrent des inégalités d'accès au soins par exemple. De nombreuses personnes agées se retrouve dépendante et si l'on ne s'occupe pas il est probable que des nombreux drâmes comme lors de la dérnière canicules se reproduisent. Mais ce n'est pas tout la maladie d'alzeihmer qui touche plus d'un millions de personne actuellement est dificilement gérable pour les familles, voir impossible suivant le stade de la maladie.

-Mais ce n'est pas tout la demande joue également un rôle important, d'autant plus que nous sommes dans une économie de marché.

Les ouvriers n'ont pas tous des heures supplémentaires à faire, un boulanger qui veut travailler plus pour gagner plus va-t-il se mettre à doubler sa production de pain ? Cela serait idiot.. puisque les gens ne consommeront pas plus de pain qu'à leur habitude. Un ouvrier des travaux publiques va t-il créer de nouvelles routes pour s'amuser ? non .. Cela s'applique à beaucoup de corps de métier où il faut se poser la question de l'élasticité de la demande. - Et qu'en est-il de la pénibilité du travail ? Un ouvrier du batiment a 40 ans à la fatigue du corp d'un homme de 50, n'est-il pas normal qu'il se retire plus tôt du marché du travail ?

-Pour revenir purement au heur sup rien ne garantie qu'elle seront pay. seront payées.. Le chômage crée une forte pression sur l'emploi, aussi les patrons peuvent se permettre de vous jeter (bien que la loi l'interdisent), si vous refuser de faire des heur sup. non payées car il sait qu'il y'a des centaines de personnes qui seront aussi tôt prêtes à prendre votre travail... En résumé la pression exéercée par le chomage sur l'emploi fait que les heures suplémentaire sont rarement payés.

-Enfin une autre critique envisageable: la productivité

La productivité mesure l'efficacité d'un travailleur, il est évident que plus un travailler effectue un nombre d'heures importantes plus son efficacité diminue, prenons l'exemple d'un ouvrier qui travaille plus pour gagner plus, au début de la journée tout se passe bien il est en forme et fait son boulot correctement, mais en fin de journée au bout de la 9ème heure voir 10ème l'ouvrier sera de toute évidence moins productif de la même manière qu'un élève est moins attentif en cours pendant ses dernières heures de cours.

Cela mais encore hors jeux le cercle vertueux décrit par le président selon lequel le travail par le biais de la consommation favoriserait la croissance et donc la création d'emploi.

Nous verrons dans une prochaine lettre comment les gains de productivité peuvent être mis au service du travailleur et de la réduction du temps de travail (sans baisse de salaire), en d'autres termes, nous montrerons que l’on peut (et doit) juste travailler pour vivre et non vivre pour travailler comme tend à le suggérer la glorification du travail dans notre société capitaliste.

Toujours plus.. pour les actionaires

Il y'a peu de temps Carfour a annoncé une hausse des dividendes de 40%.. et de 1,7% des salaires, ou est donc passé le simplisme présidentielle ? On vole le fruit de notre travaille les mains dans les poches et en toute légalité.